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L’aide aux devoirs n’est pas relancée

L’aide aux devoirs n’est pas relancée

La suppression de l’aide aux devoirs est un vrai problème dans nos quartiers. Avec ce système, nos enfants pouvaient être aidés par des adultes ayant les compétences nécessaires. J’estime que c’était une réponse aux barrières que vivent certains parents ne maîtrisant pas forcément la langue, ni les matières étudiées par leurs enfants. Pour eux c’était un plus pour leur réussite.

Est-ce que l’aide aux devoirs pourrait faire doublon avec d’autres offres de même type sur la Commune ?

Non.

L’aide aux devoirs ne peut pas être comparée aux offres actuellement existantes sur la commune.

Les études en élémentaire ne donnent pas à ce jour la satisfaction escomptée, il suffit de parler aux parents à la sortie des écoles ! Il ne s’agit que d’études surveillées. Au collège, le même type d’études surveillées et non pas dirigées est proposé.

Pourquoi la différence est-elle de taille avec l’aide aux devoirs ?

L’aide aux devoirs a été instaurée par le Service enfance jeunesse en 2007 et soutenue par l’ancienne majorité. Elle avait pour objectif de : « participer activement d’un projet beaucoup plus vaste, visant principalement à lutter quotidiennement, activement, concrètement contre l’échec scolaire et par voie d’anticipation contre l’exclusion sociale. »

Le constat réalisé à l’époque est toujours d’actualité !

  • « Une intégration au collège non réussie peut remettre en cause la scolarité entière de l’élève, L’élève va devoir faire face et s’adapter rapidement  à un rythme  plus soutenu et développer son autonomie »
  • « Certains jeunes ne disposent pas de l’appui et des ressources nécessaires dans leur environnement familial et social pour la réalisation des devoirs, la mémorisation et la compréhension des leçons. »
  •  « Le(s) parent(s) de jeunes éprouvant des difficultés d’apprentissage, ne sont pas toujours outillés pour apporter un soutient adéquat. »

Les objectifs principaux de l’aide aux devoirs étaient de fournir « un accompagnement scolaire personnalisé, répondant aux difficultés spécifiques de chaque jeune engagé dans cette démarche », sans jamais se substituer au travail des professeurs et avec un fort investissement dans la démarche par les familles. Avec en moyenne un intervenant pour 4 élèves, l’aide aux devoirs permettait de :

  • « – Fournir un lieu d’étude propice au travail après la classe
  • Apporter une aide immédiate pour conforter l’enfant dans ses tâches  scolaires quotidiennes
  • Apporter l’aide individualisée dont il a besoin
  • Sensibiliser l’élève à la nécessité du travail personnel et l’aider à devenir autonome
  • Répondre à certaines difficultés disciplinaires ponctuelles ».

Ce sont ainsi une moyenne de 40 jeunes du CM2 à la 3ème qui ont pu profiter d’un cadre adapté et d’un accompagnement de qualité pour faire les devoirs jusqu’à l’année scolaire 2012-2013.

Nous déplorons que ce service ne soit pas relancé. Les élus de la Majorité cet automne ont posé parmi les objectifs prioritaires dans leur  projet d’éducation jeunesse :

« Il s’agit de « ne laisser personne sur le bord de la route » en mettant en place des actions d’accompagnement éducatif tant sur le plan de la scolarité, de l’insertion professionnelle que des loisirs. »

Aucune autre alternative équivalente à ce jour n’est proposée aux jeunes.

Un manque parficulièrement ressenti dans les quartiers

Des mères de famille nous ont interpelés sur le sujet en nous rappelant que  :

« La suppression de l’aide aux devoirs est un vrai problème dans nos quartiers. Avec ce système, nos enfants pouvaient être aidés par des adultes ayant les compétences nécessaires. J’estime que c’était une réponse aux barrières que vivent certains parents ne maîtrisant pas forcément la langue, ni les matières étudiées par leurs enfants. Pour eux c’était un plus pour leur réussite. »

 

Un commentaire

  1. evelyne malod dognin

    En tant qu’ancienne présidente d’une association de parents d’élèves, je suis particulièrement choquée par la suppression de l’aide aux devoirs. Notre système scolaire laisse chaque année une centaine de milliers de jeunes sur le carreau. Par les temps qui courent, l’éducation et l’instruction sont plus que jamais prioritaires. Donner à tous les jeunes les outils indispensables pour appréhender le monde dans lequel ils vivent, ça passe d’abord par des apprentissages réussis de la lecture, de l’écriture, par la maîtrise du vocabulaire, tous indispensables au dialogue, à la confrontation non violente des idées, à l’insertion dans la société. Aider à réussir les enfants dont les familles ne sont pas en mesure de le faire est un DEVOIR envers ces enfants mais aussi envers la société toute entière. Que deviennent les 160 000 jeunes qui sortent du système scolaire français sans diplôme chaque année? De quoi peuvent-ils rêver? Comment peuvent ils se sentir des citoyens à part entière?
    Les derniers événements qui ont secoué notre pays doivent inciter à des mesures d’urgence – et pas seulement sur le plan de la sécurité – mais aussi, mais surtout, sur celui de l’éducation. C’est le devoir de tout responsable politique, à l’échelon communal aussi, que de mettre en oeuvre ou du moins de pérenniser des outils ou des mesures qui vont dans ce sens.
    Une aide aux devoirs efficace, avec des animateurs formés, avait été mise en place à Saint-Julien. Il aurait fallu faire davantage et mieux encore. Comment un élu responsable peut-il faire un choix inverse? C’est afficher méconnaissance ou désintérêt pour la jeunesse et l’éducation. ET C’EST TRÈS GRAVE!

    De même qu’il est très grave d’entendre, comme j’ai pu l’entendre de mes propres oreilles, lors de l’Assemblée Générale de la MJC samedi dernier, que le programme L’Enfance de l’art, qui concerne plus de 1900 enfants de notre commune, qui est apprécié et salué, voire envié depuis des années, risque de ne pas être reconduit. Enfin, nous n’en savons rien à vrai dire puisque l’adjoint « aux » cultures lui-même a été incapable d’apporter une réponse claire à ce sujet, la seule réponse formulée ayant été « la nouvelle responsable du service culturel n’est pas encore arrivée ». Depuis quand une décision politique est-elle assujettie à l’arrivée en fonction d’un personnel? Un flou dans les réponses plutôt inquiétant pour l’avenir de la culture de notre cité et particulièrement de cette fameuse culture avec un « S » dont on nous a rebattu les oreilles pendant la campagne électorale municipale sans être d’ailleurs jamais capable d’en expliciter le contenu prévu… La CULTURE POUR TOUS (avec un S) c’est précisément avec des actions comme l’Enfance de l’Art qu’on l’assure. Remettre en question ce projet salué par tous et partout comme une réussite serait UNE AUTRE FAUTE GRAVE.

    A propos de flou – ou plutôt de cafouillage – je pourrais aussi relever celui de l’adjointe à la jeunesse, qui nous a livré une vision plutôt confuse – pour ne pas dire affligeante – du projet de Contrat de Ville ( auquel pour l’instant la MJC n’a pas été associé) , attestant d’une grave méconnaissance d’un sujet pourtant capital pour la jeunesse défavorisée de notre commune. A noter que l’adjoint au scolaire et à la petite enfance qui se trouvait lui aussi dans l’assistance de cette AG est resté parfaitement silencieux sur les deux sujets précédents.

    L’une des rubriques de ce blog s’intitule « Que font les élus? » , on peut se demander que font les élus de la majorité? leur énergie est-elle toute entière absorbée par la préparation du grand gala de boxe qui est annoncée à grand renfort de communication sur tous les panneaux de la ville? Notre maire est il trop occupé par la prochaine échéance électorale départementale?

    Que de questions sans réponse décidément…

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