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Réforme des rythmes :  Quel bilan, trois mois après la nouvelle organisation ?

Réforme des rythmes : Quel bilan, trois mois après la nouvelle organisation ?

En 2013, l’ancienne municipalité avait choisi de faire partie des villes pilotes pour la mise en place des rythmes scolaires tels que préconisés par la nouvelle loi proposée par le Ministère de l’Education Nationale :

  • 24 heures d’enseignements hebdomadaires répartis sur 5h15 par jour en moyenne
  • Une demi-journée de classe le mercredi matin
  • La création de Temps d’Activités Pédagogiques gratuits deux fois par semaine
  • La prise en charge des élèves garantie jusqu’au moins 16h30 (17h dans certains cas à Saint-Julien) et de manière gratuite.
  • Les conseils d’écoles du premier trimestre ont eu lieu. C’est  le moment de faire un point d’étape sur l’organisation des temps de l’enfanf en école publique.

Une nouvelle organisation plus fatigante pour les élèves en élémentaire

Dès la rentrée 2013, nous avions dénoncé par voie de communiqué de presse, la nouvelle organisation mise en place par la majorité car elle revenait sur certains principes qui fondent l’esprit de la réforme dont la forte recommandation d’accueillir gratuitement les enfants jusqu’à 16h30.

  • De 15h30 à 16h30, l’élève en élémentaire  n’a d’autre choix que de s’inscrire à un temps d’études, donc de travail qui prolonge d’une heure de manière continue la journée d’enseignement. Aucune autre prise en charge n’est mise en place.
  • De 15h30 à 16h30, cet unique temps de prise en charge est payant : le principe de gratuité de l’accueil jusqu’à 16h30 disparaît donc et pénalise forcément les familles qui sont déjà les plus fragiles financièrement.
  • Après le temps d’étude, les parents ont la possibilité de laisser leurs enfants jusqu’à 18h pour un accueil type pause cartable, toujours de manière payante et au même tarif que l’étude alors que le service n’est pas le même.

Les études de qualité ne sont pas au rendez-vous  !

Après trois mois, les fins de journée des enfants sont très fatigantes et pas toujours productives avec une récréation, la seule de l’après-midi, réduite à 15 mn (entre 15h30 et 15h45) sans pouvoir goûter avant 16h30. Dans la plupart des cas, il reste 30 mn effectives après l’appel et la répartition dans les classes, pour des devoirs qui sont rarement terminés, souvent dans un environnement trop bruyant.

Une organisation plus chère et plus rigide

En mettant le temps d’étude payant à 16h30, le coût pour les familles qui laissent leurs enfants jusqu’à 18h00 a doublé…

  • La nouvelle organisation se rigidifie. Alors que pendant des années, les parents avaient la possibilité d’inscrire le jour même en cas de besoin leurs enfants à l’étude, cette alternative n’est plus possible. La rigidité du nouveau système avec une plannification obligatoire au mois met en difficulté des parents dont l’emploi du temps est aléatoire ( personnel hospitalier, gendarmes, etc), des parents divorcés quand l’un des conjoints a un empêchement, des parents en situation d’emploi précaire.

Toujours pas de facture début décembre !

Alors qu’un effort de réorganisation a été demandé aux familles qui s’y sont pliées sans avoir d’autre choix, les factures elles restent toujours en suspens. Depuis le mois de septembre, aucune facture n’a été envoyée aux parents. Une situation qui s’éternise avec une lettre d’information muncipale envoyée aux parents début décembre.

Il est temps de retravailler l’organisation des fins de journée

Nous avions demandé en septembre la création d’un observatoire des pratiques mises en place pour nous assurer qu’aucun enfant ne serait laissé sur le bord de la route et que la qualité des prises en charge serait bien au rendez-vous. Aujourd’hui, il nous paraît urgent de le mettre en place et de retravailler les fins de journée avec comme objectifs de :

  1. Laisser respirer les enfants après les temps d’enseignement obligatoires avec une vraie récréation
  2. Décaler le temps des études pour avoir une heure de travail effectif, et ce avec un encadrement de qualité dans un environnement calme et accueillant.
  3. S’assurer d’un suivi, le plus personnalisé possible, notamment pour les élèves les plus en difficulté.
  4. D’assouplir un système d’inscription qui pénalise beaucoup de parents ayant des emplois du temps aléatoires.

 

Un commentaire

  1. Enfin les factures sont arrivées après trois mois d’attente… Nous espérons que la mise en place récente de l’observatoire des temps périscolaires que nous avons demandé dès le mois de septembre donnera de précieuses indications pour évaluer l’impact réel des études auprès des enfants, et notamment de ceux qui sont le plus en difficulté. Nous suivons ce dossier avec beaucoup de vigilance et nous continuerons à vous tenir informé de son évolution.

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