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Et si on se faisait une toile ?

Et si on se faisait une toile ?

A Saint Julien bien sûr, au « Rouge et Noir ». Mais savez vous que sans la passion, la détermination et la ténacité d’une équipe soudée, la toile déchirée en 1999 n’aurait jamais pu être restaurée ?

L’histoire mérite d’être racontée. Cette année là, le cinéma « Le Savoy », qui programmait 1 fois par mois un film proposé par « Ciné Qualité » ferme pour cause d’arrivée à Archamps du Gaumont. Lutte inégale et ce cinéma de 2 salles est contraint de mettre la clef sous la porte.

Aussitôt, l’équipe « Ciné Qualité » renforcée par l’arrivée de nouveaux éléments, crée un comité de soutien et entreprend de faire signer à la population un engagement à aller au minimum 3 fois par an au cinéma de Saint Julien. Des centaines de signatures sont récoltées, preuve de l’envie des juliennois d’aller au cinéma dans leur ville. Le 12 mars 2002 est créée l’association « Allons au cinéma ». Le président en est Didier Renaud. L’objectif est clair : réouvrir une salle et faire revivre un cinéma de centre-ville. Aux municipales de 2001, les différentes listes sont contactées et l’équipe de J-M Thénard s’engage sur ce projet. En attendant le rachat du cinéma (2005) par la municipalité et la fin des travaux de rénovation (courant 2007), l’association a fonctionné, de 2004 à 2007, en ciné club dans la salle du Savoie, projetant 1 puis 2 fois par mois des films de plus d’un an (obligation ciné club), avec des résultats augurant d’un futur prometteur.

En Septembre 2007, Hourra, c’est l’inauguration du « Rouge et Noir » Le train est parti. Didier Renaud démissionne de la présidence de l’association et devient directeur du « Rouge et Noir », Ce fou de cinéma réalise ainsi son rêve ! Les différentes présidences : Robert Simonin, Christine Maurin, Graziella Jarabo et depuis peu Gérard Carroz n’ont eu de cesse de tout mettre en œuvre pour proposer un cinéma de qualité ouvert à tous les publics, à des tarifs raisonnables (les tarifs sont votés par le conseil municipal sur proposition de l’association).

Depuis 2007, de nombreuses initiatives ont été prises pour dynamiser l’offre : mise en place d’ évènements, soirées débats avec différentes associations, organisation des semaines allemandes et italiennes, collaboration avec Genève pour  » Filmar in America latina ». Les sollicitations sont très nombreuses. L’offre pour les scolaires est également très importante. En 2013, environ 20% des spectateurs étaient des scolaires de Saint Julien mais également d’autres écoles du canton. N’oublions pas les enfants de la « Lanterne magique » à qui sont réservées 9 séances annuelles.

Le « Rouge et Noir » est autonome dans sa programmation. Une fois par mois,  Didier Renaud et un comité de programmation font leurs choix au travers d’un officiel des sorties de films ou de projections en avant première. Didier Renaud établit le programme et s’adresse à une société de routage qui règle et gère la circulation des films. Ceux-ci ne sont ni vendus ni loués mais prêtés pour une semaine avec reversement de 50% des recettes.  D’autres taxes : TVA, SACEM, TSA amputent également les recettes à hauteur d’ environ 15% supplémentaires ( 10,72% pour la TSA qui permet de financer, sous forme d’aides, les nécessaires modernisations de salles).

Voilà comment ça marche le « Rouge et Noir ». Avec Didier Renaud aux manettes, avec la collaboration de deux salariés projectionnistes et avec la participation active de 45 bénévoles, très visibles quand ils s’occupent des tickets, du placement et du bar « les 400 coups » où ils vous servent boissons et petite restauration. Vous n’y boirez pas de rouge mais n’y broierez pas du noir, croyez moi! Ambiance décontractée garantie.

Grâce comme on l’a dit à la passion et la ténacité d’une équipe et l’écoute d’une autre (J-M. Thénard et M. Brawand que l’on m’a demandé de citer), le train est parti et n’est pas prêt de s’arréter de siffler. Néanmoins si le successeur de J-M Thénard à la tête de la gare de Saint Julien, pour quelques dollars de plus, pouvait entendre le bruit de la locomotive et faire le nécessaire pour que les personnes à mobilité réduite ne restent pas à quai, que les marchepieds du train soient un tout petit peu plus sûrs et que la construction d’une deuxième « gare » soit envisagée, alors le « Rouge et Noir » verrait la vie en rose….et Sergio Leone se retournerait dans sa tombe !

Alors, on se la fait cette toile au « Rouge et Noir » ?

les 400 coups saint-julien - Un vrai cap pour Saint-Julien

 

2 commentaires

  1. evelyne malod-dognin

    Très joli résumé d’une belle aventure! je me permets de vous inviter à faire d’ores et déjà une croix dans votre agenda pour ne pas louper « le prix à payer » , documentaire sur l’évasion fiscale à grande échelle, le 27 février à 20h30.

  2. Merci Evelyne de ton commentaire mais le plus important est de ne pas louper  » Le prix à payer » le 27 Février prochain, docu remarquable sur l’évasion fiscale. Tu as raison et nous devrons essayer de tout faire pour mettre en avant, à l’avenir, ces productions un peu confidentielles mais dignes du plus grand intérêt .

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