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Économie de mémoire

Économie de mémoire

Dimanche 26 avril 2015, c’était la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation. Il y a 70 ans, c’était aussi la libération des camps nazis ainsi que le retour des déportés et des prisonniers de guerre. Mais à Saint-Julien-en-Genevois, de commémoration officielle point !

Cependant, les porte-drapeaux n’étaient pas au courant et en ont été mécontents. L’information peu visible que j’ai fini par trouver sur le site officiel de la Mairie se résume à ces lignes (je cite intégralement) : « la cérémonie commémorative du 70e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, ainsi que du souvenir de la déportation et de  l’anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle aura lieu VENDREDI 8 MAI 2015 à 18 H 30 devant le monument aux morts et sera suivie d’une réception des participants dans les salons de l’Hôtel-de-Ville. ». Une lettre d’invitation a été envoyée il y a peu.
Au début des années 1950, les anciens déportés ainsi que les familles de celles et ceux qui n’avaient malheureusement pas survécu à l’odieuse horreur des camps ont exprimé le souhait de voir porter au calendrier commémoratif une célébration nationale à destin de préserver la mémoire de la déportation. C’est la loi No 54-415 du 14 avril 1954, votée unanimement au Parlement, qui a consacré le dernier dimanche d’avril à cette célébration, loi exécutée comme loi d’Etat. Cette date semble avoir été choisie avec soin parce qu’elle était proche de la date anniversaire de la libération de beaucoup de camps d’extermination et aussi parce que cette date ne se confondait pas avec une autre célébration nationale ou religieuse.
La décision prise par le Maire de notre ville m’indigne et me met mal à l’aise : trois commémorations officielles ayant chacune leur essence propre (la déportation – la victoire du 8 mai 1945 – l’appel du 18 juin 1940) regroupées en une seule le vendredi 8 mai prochain à 18h30 devant le Monument aux Morts. Cela laisse comme une impression de promotion commerciale sauf qu’il ne s’agit pas ici de paquets de biscuits ou de lessive mais d’histoire, de notre histoire.

Economie ! Ce terme semble être un maître mot dans la gestion municipale actuelle. Dans le cas présent, pourrions-nous alors envisager que ce serait économie sur les heures de présence du Maire dans la ville dont il est le premier magistrat depuis juste un peu plus d’une année, économie sur les gerbes de fleurs, économie sur deux vins d’honneur ou surtout économie sur la Mémoire collective ?

Il importe pourtant de ne pas laisser tomber dans l’oubli tout ce qui se rapporte à cette période noire et particulièrement en lien avec la Journée nationale du Souvenir, l’extermination de millions d’innocents. Il importe également de ne pas en négliger la transmission, de continuer à manifester notre respect aux derniers survivants et aux anciens combattants.

Ces commémorations nationales appartiennent de plein droit à la vie de notre ville, qui plus est sous-préfecture et chef-lieu d’un nouveau grand canton. En ce dernier dimanche du mois d’avril, plusieurs maires des communes voisines se retrouvaient à Saint-Julien pour un hommage solennel devant l’Hôtel de ville. Durant mes deux mandats, mes treize années d’élue et auparavant, la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a toujours été commémorée de même que le 8 mai et le 18 juin à leurs dates respectives en présence de l’Harmonie municipale. A ce sujet, pourquoi celle-ci n’est-elle justement plus présente lors de ces commémorations (y compris celle du dernier 14 juillet) ?

 

Est-il alors légitime, respectueux de les réduire simplement à 3=1 et de prendre ainsi des libertés avec l’histoire ? A chacune et chacun d’en être juge …

 

 

13 commentaires

  1. c’est en effet une très méprisable « économie  » de la part du nouveau maire.
    Tel que je le connais il doit faire le calcul qu’il reste peu de participants de la dernière guerre et que dans 5ans il en restera encore moins pour voter, donc pas besoin de s’en préoccuper. C’est honteux mais cela lui ressemble bien.

  2. Merci pour ce beau texte que je salue pour le respect qu’il porte à une époque, si proche, de notre Histoire de France, mais surtout un texte qui dit le respect de celles et ceux qui l’ont faite et qui savaient où se situait l’essentiel.
    En effet, si nous commençons à « brader nos commémorations » …mémoire de notre histoire, et surtout respect et reconnaissance pour tous celles et ceux qui se sont battus pour nos libertés …qui serons-nous dans quelques années?

    L’Histoire est le ciment d’un peuple. Son histoire doit se transmettre sous diverses formes et les commémorations du Souvenir en font partie.

    Je regrette que le maire d’une ville, comme celle de St. Julien-en-Genevois, puisse se permettre tant de légèreté en prenant de telles décisions au regard des lois; mais ce qui me peine le plus, c’est la mémoire bafouée « de nos combattantes et combattants » en prenant une telle décision.

    Un écrivain sénégalais, H.B., écrivait: Quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui brûle! ».

    « Quand on brade la mémoire d’une Nation, elle meurt! ».

    Sechat

  3. Genevieve Nicoud

    Je souhaiterais apporter un commentaire au texte que j’ai publié ci-dessus. Le début de la lettre d’invitation de Monsieur le Maire dont je n’ai pris connaissance du contenu qu’il y a peu débute ainsi :
    « Les commémorations officielles doivent être des temps forts pour la Ville. Elles doivent permettre de mobiliser les différents acteurs, écoles, associations, habitants autour des événements qui sont célébrés.

    Aussi, outre la cérémonie commémorative du 70e Anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, c’est autour des thèmes de la déportation et de l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle que je vous invite à la cérémonie qui aura lieu le vendredi 8 mai 2015»

    Or, ces thèmes n’ont nullement été évoqués ni même mentionnés lors de cette cérémonie. Aussi deux pensées simultanées sont-elles alors spontanément nées dans mon esprit : manipulation et « Indignez-vous », titre d’un essai de Stéphane Hessel …

  4. Merci Geneviève pour ton très bel article. J’ajoute que Mardi 27 prochain, Germaine Tillon, Geneviève De Gaulle Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay entreront au Panthéon. Geneviève De Gaulle repose à Bossey. Pensons y ce Mardi prochain et n’oublions pas ces quatre grands résistants. Tout simplement.

  5. evelyne malod dognin

    Je rebondis sur ce message pour rappeler que cette semaine le cinéma Rouge et Noir propose le film « Cette lumière n’est pas celle du soleil », témoignages de résistants de la première heure mais film qui résonne très fort avec le monde d’aujourd’hui. Vendredi 5 à 20h en présence du réalisateur Bernard Favre, et dimanche 7 à 15h30.

  6. Genevieve Nicoud

    Merci beaucoup de vos commentaires Annie, Sechat, Daniel et Evelyne. Dans « Le Messager » du 28 mai dernier et dans un article intitulé « Un Conseil municipal sous le signe de l’affrontement avec l’opposition », l’auteur de l’article, Julia Chivet, retranscrit ainsi la réponse de Monsieur le Maire à une interpellation de Michel De Smedt au sujet de la Commémoration du 8 mai : « Antoine Vieilliard reconnaît qu’il aurait pu faire mieux. Pour lui, il était préférable d’en faire moins et de le faire mieux. Une nouvelle règle qu’il compte d’ailleurs appliquer à l’ensemble des commémorations annuelles. Et j’ai eu l’occasion d’en discuter avec les associations d’anciens combattants ».

    Ah bon ? Lesquelles ? Par ailleurs, faire moins et le faire mieux, ce n’était guère flagrant lors de la Commémoration du 8 mai 1945. A quoi devons-nous alors nous attendre désormais ? Un « pack » 14 juillet-16 août (Libération de Saint-Julien)-11 novembre ? Par ailleurs, pour moi, rien que le fait de présenter une telle « règle » aux associations d’anciens combattants me paraît arrogant, indécent et irrespectueux.

  7. Dimanche 16 août 2015 à 9h30, devant le Monument aux morts, s’est déroulée la Commémoration du 71ème Anniversaire de la Libération de Saint-Julien-en-Genevois. Fort heureusement, cette célébration a échappé à la tentation de regroupement de Monsieur le Maire et au triste sort de la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, purement gommée du calendrier officiel le dimanche 26 avril 2015. Passons sur le fait que l’Harmonie n’ait été représentée que par un seul de ses trompettistes, fidèle, que la Marseillaise ait été raccourcie et que le Chant des partisans, annoncé, n’ait pas retenti…

    Il est vrai qu’il eût été particulièrement malvenu de manquer à ce devoir de mémoire pour commémorer la libération de Saint-Julien, première ville de Haute-Savoie à avoir été libérée de l’occupation nazie par les seules forces unies de la Résistance le mercredi 16 août 1944.

    Après le discours émouvant de Monsieur Jacques Pinsard au nom de l’Armée secrète, deux allocutions ont été prononcées par Madame Janine Chaléat et par Monsieur Nicolas Lorenzon pour la Municipalité. Monsieur le Maire-adjoint a rendu un bel hommage à tous ceux qui ont lutté et perdu la vie lors de ces batailles. Le texte lu par Madame Janine Chaléat retraçait l’historique des combats s’étant déroulés pour la libération de Saint-Julien et de ses communes voisines. Malheureusement, Madame la Conseillère municipale a cru bon de s’arroger le droit d’y ajouter ses anecdotes personnelles (elle avait alors 6 ans a-t-elle souligné). A mon sens, celles-ci et la manière dont elles ont été relatées n’avaient pas lieu d’être à ce moment tant les récits des résistants survivants auraient été bien plus légitimes. Madame la Conseillère a de plus ajouté qu’elle prenait ce droit se prétendant à plusieurs reprises être la doyenne de l’assistance !!! L’affirmer ainsi devant les anciens combattants et les porte-drapeaux présents, quelle outrecuidance !

    Devant cette déclaration incongrue, je vais simplement me contenter de rappeler, à titre de mémoire, que Monsieur Jacques Pinsard, jeune acteur de ces combats, était alors âgé de dix-sept ans en cet été 1944…

  8. Bravo Geneviève, !!
    Merci de nous rappeler de ne pas oublier les victimes et les héros de la déportation !!

  9. C’est en se rendant au Secrétariat général de la Mairie le 9 mars dernier que Monsieur Jean-Claude Mallay, Président de la FNACA, Comité cantonal de Saint-Julien, a appris que la cérémonie commémorative de la Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, était supprimée. Le 13 mars 2016, M. Mallay a donc écrit à Monsieur le Maire pour lui signifier sa surprise et sa profonde déception de cette décision brutale dont il n’avait pas été informé.

    Dans ce même courrier, le Président de la FNACA Saint-Julien a également prévenu le premier édile de notre ville qu’un dépôt de gerbe devant le Monument aux morts aurait cependant lieu le 19 mars à 18h00 en hommage aux 30’000 victimes et blessés/traumatisés à vie de cette guerre.

    A l’heure dite, une vingtaine de personnes dont cinq porte-drapeaux et le Président du Comité départemental de la FNACA étaient présentes devant l’Hôtel de Ville. Notre ancien maire, Jean-Michel Thénard, est venu les saluer. Le matin même, les deux présidents avaient par ailleurs assisté à la cérémonie commémorative qui avait lieu à Annecy. Comme les années précédentes, il m’est revenu de lire le message national de ma voix la plus forte puisque les voitures circulaient dans la rue juste derrière nous. J’ai apprécié ce texte, message de paix en ces temps troublés et emplis de haine. Je souhaite vous en transmettre ci-dessous un extrait :

    « Au cœur de l’émotion, au cœur de l’action. Leur sacrifice doit servir la cause de la Paix, ce bien si précieux qui impose à tous lucidité et vigilance.
    Valoriser notre cérémonie, c’est : vaincre l’indifférence dont ces enfants de la République sont l’objet. Nous le devons à leur famille.
    Faire vivre leur souvenir en réfutant le mensonge et en affirmant notre volonté de paix et de réconciliation.
    Préserver, transmettre, faire partager leurs valeurs de citoyenneté, de solidarité.
    Rejeter l’obscurantisme, terreau du fanatisme et du terrorisme.
    Ne pas se résigner à la fatalité.
    S’engager sans réserve à faire respecter nos institutions républicaines.
    En ce printemps où le ciel est tourmenté, aux aurores le soleil combat les nuages.
    Témoignons notre confiance aux jeunes. D’un précieux réconfort, leur présence nous éclaire l’avenir. Ils sont nos ambassadeurs pour bâtir la France de demain dans un monde de progrès ouvert au dialogue, à la tolérance.
    Un monde préservant les Valeurs de l’Humain.
    Vive la République ! Vive la France ! »

    Grâce à la collaboration du Comité des Festivités, un vin d’honneur a ensuite réuni tous les présent(e)s dans un ambiance conviviale et chaleureuse.

    En ce 19 mars 2016, le Président de la République, lors de son allocution à Paris devant le « Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie », Quai Branly, a déclaré :
    « Faire la paix des mémoires, c’est regarder vers l’avenir » et que l’enjeu reste «la paix des mémoires, les reconnaître toutes et n’en oublier aucune ». Il a également dit que « le 19 mars, ce sont les mémoires de toutes les victimes qui sont reconnues ».

    Faire la paix des mémoires, ce n’est certes pas en faire l’économie …

  10. In Memoriam :

    Le vendredi 18 mars 2016, Madame Yvette Moracchini nous a quittés dans sa 90ème année. La cérémonie civile a eu lieu au cimetière de Saint-Julien le mercredi 23 mars à quinze heures.

    Parmi celles et ceux qui entouraient sa famille étaient également présents Jean Denais, Maire de Thonon-les-Bains, Marc Favre, ancien Maire de Valleiry, le drapeau de la 2ème DB (Madame Moracchini était la présidente des Anciens de la 2ème DB) étant porté par Jean Falconnet. Le Maire de Thonon et le Conseil municipal avaient aussi fait déposer une gerbe de fleurs en hommage à celle qui était la mère de Jean-Yves Moracchini, maire-adjoint à Thonon. Las, ni représentant de notre Municipalité ni fleurs aux obsèques de celle qui était une figure de notre ville, de par sa personnalité, ses actions, ses engagements divers et bénévoles au bénéfice de Saint-Julien. Cette absence n’est de loin pas passée inaperçue.

    Requiescat in pace, Reposez en paix Madame !

  11. Lors du dernier conseil municipal de ce mois, le maire a déclaré que quatre dates seraient commémorées officiellement par la municipalité: 8 Mai, 14 Juillet, 16 Août et 11 Novembre. La date du 19 Mars est selon lui sujette à caution compte tenu des différences d’opinions exprimées par les diverses associations d’anciens combattants.
    Pour le reste rien de changé sauf peut être pour Pâques. En effet le maire ayant eu le privilège de voir une blanche colombe se poser sur le rebord de la fenêtre de son bureau en mairie le 20 Avril dernier (sa page FB du même jour), nous apprenons de source autorisée qu’il pourrait initier une pétition (dont il vient de découvrir le charme…. et l’utilité) pour faire pression auprès du Saint Siège en vue de demander la fixation définitive de la fête de Pâques au 20 Avril. Une cloche lui apportera, n’en doutons pas une réponse rapide marquée du sceau éclairé du Saint Esprit. Un maire, une colombe, une cloche, une lumière et des économies d’énergie……que demander de plus !!!

  12. Genevieve Nicoud

    Assurément, bis repetita non placent ! Comme l’année dernière, la commémoration du Jour du souvenir soit la 62ème Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation n’a pas eu lieu à Saint-Julien le dimanche 24 avril dernier. Comme l’an passé, nous aurons donc droit à nouveau à 3=1 : soit Jour du Souvenir – 8 mai 1945 et Appel du 18 juin 1940 commémorés ensemble le 8 mai 2016.
    En Haute-Savoie, et pour ne citer que ces quelques villes dans une liste non exhaustive, cette commémoration s’est déroulée à Annecy, Annemasse, Bonneville, Etrembières, La Roche-sur-Foron, Thonon-les-Bains et Thorens-Glières. Dans notre département et ailleurs en France, les élu(e)s et les personnalités qui se sont exprimé ont souvent employé les mêmes mots : ne jamais oublier – rendre hommage aux témoins de moins en moins nombreux de cette partie de notre histoire – respecter notre devoir de mémoire et de transmission. A Saint-Julien, Monsieur le Maire n’a donc pas jugé utile d’agir ainsi, de programmer cette cérémonie (cette décision appartient effectivement à ses prérogatives) et a juste satisfait aux obligations de pavoiser les monuments publics aux couleurs nationales selon les recommandations de la circulaire du Préfet de Haute-Savoie. Et pourtant, chaque année, le Département s’implique lui en prenant à son compte l’organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation à l’intention des collégiens et des lycéens.
    Par ailleurs, où est la communication claire du premier édile de notre ville à ce sujet ? Où sont passés les beaux principes de convivialité et de transparence ? L’an dernier, ce fut un pauvre justificatif exprimé lors de la séance du Conseil municipal qui a suivi le dernier dimanche d’avril 2015 sur une interpellation de Michel de Smedt, membre de la Minorité et relayé par ailleurs dans Le Messager : «en faire moins et le faire mieux …» Formule magique s’il en est mais dont l’efficacité n’est pas flagrante ! Qu’en pensent les bénévoles et les associations de notre ville ? Ainsi Jacques Falda et Guitare en scène y souscriraient-ils ?
    Décidément, depuis deux ans, j’ai mal à Saint-Julien, j’ai mal à ma ville …

  13. Genevieve Nicoud

    Las, l’économie de mémoire (à l’instar de bien d’autres par ailleurs) est toujours d’actualité à Saint-Julien-en-Genevois. Le dimanche 30 avril dernier, de Commémoration de la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation, point. Auparavant déjà, le 55ème anniversaire de la Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc avait lui aussi été zappé du calendrier officiel municipal le 19 mars 2017. Comme les années précédentes, nous avons donc eu droit à trois commémorations (Appel du 18 juin 1940 en prime) en une lors de la cérémonie du 8 mai 1945. Je ne me berçais guère d’illusion à ce sujet mais le respect que j’éprouve à l’égard des anciens combattants et des porte-drapeaux dont les rangs diminuent sous le poids des années m’oblige à m’élever encore contre cette pratique.

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