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Parlons argent, puisque la politique du maire c’est l’argent !

Parlons argent, puisque la politique du maire c’est l’argent !

Remettons les choses dans l’ordre et trions le vrai du faux parce qu’on a entendu tout et n’importe quoi sur les finances de la commune !

La ville était ruinée en 2014 ? FAUX

La ville n’a jamais été ruinée. En 2014, les ratios financiers de la commune étaient convenables avec une épargne brute de + de 20% des dépenses réelles de la commune en 2013.

Il y a eu un problème de trésorerie à un moment T qu’il a fallu gérer pour des raisons qui ne tiennent pas à la soi-disante ruine de la commune.

Je rappelle quelques faits : la ville dispose d’un budget global de plus de 38 millions d’euros pour plus de 13 000 habitants. Saint-Julien en Genevois est la 10ème ville la plus riche de France à population égale. Saint-Julien reçoit plus de 5 000 000 € de fonds frontaliers.

Alors parler de ruine quand dans certaines communes des maires se suicident faute de pouvoir assurer le service public, c’est une honte !

Il faut faire des économies ? VRAI mais pourquoi et comment ?

Les décisions gouvernementales d’avril 2014 concernant les baisses de dotations, les nouveaux services proposés à la population (ouverture de nouvelles places de crèches, espace partage, la réforme des rythmes scolaires…), et surtout les besoins de financement des investissements en ville ont obligé la commune à revisiter ses actions pour répondre aux enjeux.

Oui des économies devaient être faites. Devaient-elles être réalisées avec autant de violence? Non ! Ces économies auraient pu être plus progressives et les choix politiques face à cette contrainte, plus justes pour certains.

Le premier argument qu’on nous rétorque est la nécessité de créer une nouvelle école. Devons-nous rappeler que le terrain a été anticipé du temps de l’ancienne municipalité ; Devons-nous rappeler que les choix architecturaux de l’actuelle municipalité sont très coûteux : 15 millions d’euros.

Nous avions proposé une autre solution qui permettait de financer de manière progressive les investissements liés aux besoins scolaires.

C’est vrai que la future école de la taille d’un collège sera architecturalement superbe !

Une belle école…

•    avec des enfants qui n’auront pas le droit au goûter en maternelle,
•    avec des enfants qui n’iront pas à la cantine si leurs parents n’ont pas d’emploi,
•    avec des enfants qui payeront les temps d’activité périscolaire,
•    avec des enfants qui iront moins en sortie scolaire car il y aura moins d’argent pour le faire,
•    avec 700 enfants à terme qui seront gérés par une directrice ou deux ? La taille d’un collège sans les moyens en face.

Et ces bonnes nouvelles dont on ne vous parle pas ?

+  1 demi million de fonds frontaliers cette année !
+ 4,8 millions issus de la vente de ce qu’ils appellent le patrimoine communal non stratégique

Avons-nous du patrimoine non stratégique à vendre ?

D’abord, j’aurais bien aimé avoir la définition du patrimoine non stratégique selon la majorité actuelle ! Des dizaines d’appartements vendus, l’ancienne maison Lavorel, des terrains communaux.

Nous avions demandé que quelques appartements soient gardés pour faire face à des situations d’urgence sociale ou par exemple pour accueillir un médecin. Non, tout a été vendu.

Et quand le maire est alerté sur les conditions de vie d’une famille avec des enfants scolarisés dans nos écoles qui dorment dans leur voiture, et bien il n’y a plus de solution. C’est Archamps qui la trouve au lieu de Saint-Julien.

Et ce n’est pas fini ! D’ici deux ans, le terrain qui jouxte la clinique vétérinaire où 23 familles cultivent des fruits et légumes dans les jardins mis à leur disposition par l’ancienne municipalité sera vendu ! Adieu les jardins et dehors les moins nantis ! Au mieux seront-ils pour certains délocalisés dans de nouveaux jardins à l’autre bout de la ville.

Le cas étonnant de la Maison Hoo Paris bradé pour une somme symbolique !

Vous savez cette belle demeure en plein centre-ville qui aurait pu faire l’objet d’un espace animé et ouvert à tous ! Et bien le patrimoine est cédé pour une somme symbolique sous prétexte qu’il y avait beaucoup de travaux à faire. On nous a venté la solidité financière du repreneur choisi face à une proposition culturelle et associative.

La vérité ? Un groupement de deux entrepreneurs rénovera les étages pour vendre ou louer des appartements et ouvrira un restaurant japonais de luxe au rez-de-chaussée.

Nous n’avons toujours pas la réponse à notre demande ; transformer la vente en bail emphytéotique pour garder la main sur l’avenir d’un patrimoine précieux au cœur de la ville,

Image © Fotolia

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